Cherchons une définition de la dyslexie
Crédit photo : Flickr - Arnaud Limbourg

Une définition de la dyslexie

Qu’est-ce donc que la dyslexie ? Voici une question à laquelle il n’est pas aisé de trouver une réponse claire, précise, accessible et satisfaisante. Laissez-moi vous aider.

Une foule d’informations, s’y retrouver ou s’y noyer ?

Il suffit de taper « dyslexie » dans un moteur de recherche (c’est ce que vous avez vous même fait, j’imagine!) et vous avez aussitôt accès à une avalanche de données. Il n’est pas facile de comprendre une problématique déjà complexe lorsque nous sommes noyés d’informations avec des avis qui diffèrent selon les sources.

Une définition généralement acceptée de la dyslexie

Dans un souci de vous présenter une information claire et précise concernant un sujet complexe, je vous suggère de démarrer par une définition de la dyslexie adoptée en 2002 par l’International Dyslexia Association (IDA). Elle demeure toujours d’actualité. J’ai librement adapté la définition officielle en anglais qui ce trouve sur ce site :

La dyslexie est un trouble durable de l’apprentissage du langage écrit d’origine neurologique.

Elle se caractérise par des difficultés sur le plan de la reconnaissance des mots ainsi que par des faiblesses au niveau de l’orthographe usuelle et du décodage.

Ces difficultés sont causées par un déficit sur le plan du traitement de la composante phonologique du langage.

De nombreuses études scientifiques ont démontré que les mécanismes neurologiques qui permettent de faire la correspondance entre les phonèmes (sons) et les graphèmes (lettres) ne fonctionnent pas selon un processus régulier. Ce phénomène surprend, car il est observé chez des élèves qui possèdent, par ailleurs, des capacités cognitives adéquates et qui reçoivent un enseignement scolaire régulier.

La dyslexie entraîne des difficultés au niveau de la compréhension en lecture. De plus, comme les expériences de lecture sont plus réduites, des répercussions sont également observées sur le plan du vocabulaire et des connaissances générales.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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