Les devoirs sont indispensables. Mais ils peuvent être agréables.
Crédit photo : Flickr : Lars Plougmann

Le point sur les devoirs

Pour beaucoup d’élèves et de parents, les devoirs à la maison deviennent facilement une corvée et ils tournent souvent au cauchemar !

Alors il est légitime que vous vous posiez la question : « Est-ce que les devoirs à la maison, c’est important, est-ce vraiment nécessaire ? »

La réponse est oui, les devoirs sont indispensables.

Pourquoi ? Entre autres parce qu’ils permettent à votre enfant de revoir la matière vue en classe. C’est aussi l’occasion de refaire les exercices à son rythme. Ce qui n’est pas rien, car le rythme soutenu des leçons en classe ne convient pas à tous les élèves. Vous lui donnez ainsi plus de chance de réussir parce que vous aurez revu ces notions.

Parents, découvrez les avantages et bienfaits des devoirs et apprenez vous aussi à les aimer.

Les devoirs permettent à l’enfant :

  • de développer son autonomie
  • d’apprendre à s’organiser et à devenir responsable
  • de développer des méthodes de travail adaptées à son style d’apprentissage

Pour les parents, les devoirs permettent de :

  • suivre l’évolution de votre enfant à l’école
  • reconnaître ses forces et ses faiblesses
  • découvrir son style d’apprentissage

Mais encore ! Comment faire pour survivre à cette activité qui arrive à une période difficile juste après l’école où l’enfant a envie de tout faire sauf ses devoirs ? Quelques conseils ici pour en profiter pleinement.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Votre enfant reçoit un diagnostic de trouble d'apprentissage. Que ce passera-t-il ensuite? 
Crédit photo : Flckr : Susanne Nilsson

Troubles d’apprentissage ? Que se passera-t-il ?

Votre enfant a été évalué et on lui a diagnostiqué un trouble d’apprentissage en lecture, en écriture ou en mathématiques.

Un rapport écrit vous est remis avec un diagnostic clair et précis et des recommandations détaillées.

Par la suite, un plan d’intervention doit être fait par l’école. Dans ce document, on doit y retrouver le diagnostic ainsi que toutes les recommandations y compris les mesures d’appui* telles qu’inscrits au rapport d’évaluation.

Les mesures d’appui vont permettre à l’élève qui a un trouble d’apprentissage de poursuivre avec succès sa scolarité. En d’autres mots, on lui offre la possibilité d’avoir accès aux mêmes chances de réussites que tous les autres élèves.

Pour y arriver, on met en place des mesures d’appui comme :

  • Prolongation de la durée des travaux et des examens
  • Retrait dans un local isolé pour les examens
  • Accès à un ordinateur portable muni d’un correcteur orthographique ainsi que d’un prédicteur de mots pour les travaux et les examens
  • Droit de référence à des notes et documents de référence, tableaux, schémas en grammaire et en mathématiques pour les examens

*Terme utilisé par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) pour désigner les accommodations pédagogiques dont peut bénéficier l’élève qui a un trouble d’apprentissage

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Pensez à l'accompagnement de votre enfant dans les devoirs comme à un coach qui accompagne son athlète. Crédit photo : Flickr : Evonne

Les parents et les devoirs : une analogie sportive

Personne ne rentre à la maison emballé à l’idée de s’attabler devant les devoirs. Après tout, parents et enfants ont passé la journée à vaquer à nombre d’obligations, ils rêvent d’un peu de liberté.

Parce que je crois que les devoirs sont indispensables, je vous propose une autre façon de les aborder.

L’analogie sportive

L’élève est l’athlète, il doit s’investir dans son travail du début jusqu’à la fin.Le parent est l’entraîneur, « le coach », c’est lui qui mène le jeu, il organise, planifie et répartit les tâches dans le temps.

Il accompagne et il guide l’athlète, il l’amène à se poser les bonnes questions en cas d’impasse. Il le félicite lorsqu’il réussit et il lui fait prendre conscience de ses progrès.

Un plan de match pour vous aider

  1. Installer une routine : endroit, heure, durée. N’oubliez pas que la rigueur favorise la structure des apprentissages.
  2. Se fixer des priorités. Les devoirs ont pour but de s’assurer que votre enfant a bien compris ce qui lui a été enseigné. Mieux vaut en faire moins mais que ce soit bien fait que d’essayer de tout faire en vitesse. C’est là que la tension risque de monter et la situation s’envenimer.
  3. Savoir quand renoncer à tout faire ce qui est inscrit dans l’agenda. Si votre enfant a des difficultés d’apprentissage, vous en discutez avec l’enseignant(e) et vous vous assurez que votre enfant comprenne bien le pourquoi et le comment de cette révision de la tâche : le but n’est pas d’en faire moins, mais de le faire mieux !
  4. Remettre en question votre façon de faire si vous passez trop de temps à faire des devoirs. Le temps consacré aux devoirs : au primaire, la période des devoirs ne devrait pas excéder 25 à 30 minutes. Par exemple, si votre enfant doit faire le résumé d’un texte, n’hésitez pas à le lui lire. Cela lui laissera le temps, d’en mémoriser le contenu et il pourra plus facilement en faire un résumé.
  5. Demandez de l’aide. C’est normal que vous ne puissiez pas tout faire. Beaucoup de parents font appel à un orthopédagogue ou à un tuteur. Je peux vous aider

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Doit-on laisser l'enfant faire ses devoirs seuls? Votre accompagnement est bénéfique. 
Crédit photo : Flickr : Skydive Andes Chile

Devoirs en solo ou avec votre aide?

Comme parent, vous vous posez souvent la question : est-il préférable de laisser votre enfant faire son travail seul ou devez-vous l’aider ?

Il s’agit, à mon sens, de l’accompagner dans sa recherche, de l’amener à se poser les bonnes questions pour trouver les solutions. On ne le fait pas à sa place, mais on lui fournit des modèles. Un peu à la manière d’un enfant qui apprend à marcher. On ne lui tient pas continuellement la main, mais il ne nous viendrait jamais à l’idée de ne pas l’aider s’il est sur le point de tomber.

Faites-vous confiance. Vous connaissez votre enfant mieux que personne. Vous pouvez l’aider !

Chaque enfant, chaque famille a une réalité différente. Je me ferai une joie de vous aider à faire des devoirs une activité à la fois productive et agréable entre autres par la formule des ateliers devoirs. Contactez-moi.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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La lecture : source de plaisir ou de tourment
Crédit photo : Flickr : tomasblanes

Apprendre à lire : source de plaisir ou de tourment

Quand votre enfant a commencé l’école, il était heureux : il allait rejoindre les grands ! Il allait, surtout, apprendre à lire ! Il pourrait lire des histoires, tout seul !

Vous ne vous faisiez pas de souci puisque tout s’était toujours bien passé pour lui, il a parlé tôt, il a marché tôt. Il se démarquait même souvent des autres enfants de son âge par sa vivacité, sa curiosité et sa débrouillardise.

Puis l’école démarre. Et lentement vous réalisez qu’il a du mal à retenir le son et le nom des lettres. Alors lorsqu’il doit lire des syllabes et des mots, c’est vraiment dur.

Vous parlez de vos inquiétudes avec l’école, vous consultez des spécialistes. Tout le monde vous dit d’attendre, que souvent les débuts peuvent être plus lents, mais que ça s’arrange avec le temps. Vous cessez de vous en faire, pour un moment…

Mais quand vous l’aidez dans ses devoirs, vous vous rendez bien compte que, malgré les efforts qu’il fait et l’aide que vous lui apportez, il a toujours beaucoup de mal à lire.

Le temps passe, il est maintenant en 3e année et les difficultés en lecture s’accentuent. Lire est devenu une corvée pour votre enfant… et vous ! Il bute de plus en plus sur les mots, il escamote des syllabes, les inverse, il devine souvent plus qu’il lit. En plus, on lui demande de répondre à des questions, de comprendre le sens de mots et de phrases qu’il n’arrive pas à décoder !

Votre enfant se met à détester la lecture. En fait, il n’aime pas ça parce que c’est trop difficile pour lui. Puis, autre chose vous préoccupe, vous l’entendez de plus en plus souvent dire qu’il est nul, qu’il ne vaut rien.

Alors vous décidez de prendre les choses en main. Vous consultez à nouveau un spécialiste. Le diagnostic de dyslexie tombe, c’est un choc ! Vous vous sentez démuni. Mais n’oubliez pas qu’il y a un revers à cela.

Quand vous connaissez la nature du problème, vous pouvez agir, vous mettre en mode solution.

La dyslexie est une difficulté importante, d’origine neurologique qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère.

Mais croyez-moi, avec une rééducation menée par un professionnel d’expérience, qui sait munir votre enfant de stratégies compensatoires et adaptées à son style d’apprentissage, il pourra poursuivre avec succès sa scolarité. C’est ce qui fera toute la différence entre l’échec ou la réussite.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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