Apprendre à lire : source de plaisir ou de tourment

Quand votre enfant a commencé l’école, il était heureux : il allait rejoindre les grands ! Il allait, surtout, apprendre à lire ! Il pourrait lire des histoires, tout seul !

Vous ne vous faisiez pas de souci puisque tout s’était toujours bien passé pour lui, il a parlé tôt, il a marché tôt. Il se démarquait même souvent des autres enfants de son âge par sa vivacité, sa curiosité et sa débrouillardise.

Puis l’école démarre. Et lentement vous réalisez qu’il a du mal à retenir le son et le nom des lettres. Alors lorsqu’il doit lire des syllabes et des mots, c’est vraiment dur.

Vous parlez de vos inquiétudes avec l’école, vous consultez des spécialistes. Tout le monde vous dit d’attendre, que souvent les débuts peuvent être plus lents, mais que ça s’arrange avec le temps. Vous cessez de vous en faire, pour un moment…

Mais quand vous l’aidez dans ses devoirs, vous vous rendez bien compte que, malgré les efforts qu’il fait et l’aide que vous lui apportez, il a toujours beaucoup de mal à lire.

Le temps passe, il est maintenant en 3e année et les difficultés en lecture s’accentuent. Lire est devenu une corvée pour votre enfant… et vous ! Il bute de plus en plus sur les mots, il escamote des syllabes, les inverse, il devine souvent plus qu’il lit. En plus, on lui demande de répondre à des questions, de comprendre le sens de mots et de phrases qu’il n’arrive pas à décoder !

Votre enfant se met à détester la lecture. En fait, il n’aime pas ça parce que c’est trop difficile pour lui. Puis, autre chose vous préoccupe, vous l’entendez de plus en plus souvent dire qu’il est nul, qu’il ne vaut rien.

Alors vous décidez de prendre les choses en main. Vous consultez à nouveau un spécialiste. Le diagnostic de dyslexie tombe, c’est un choc ! Vous vous sentez démuni. Mais n’oubliez pas qu’il y a un revers à cela.

Quand vous connaissez la nature du problème, vous pouvez agir, vous mettre en mode solution.

La dyslexie est une difficulté importante, d’origine neurologique qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère.

Mais croyez-moi, avec une rééducation menée par un professionnel d’expérience, qui sait munir votre enfant de stratégies compensatoires et adaptées à son style d’apprentissage, il pourra poursuivre avec succès sa scolarité. C’est ce qui fera toute la différence entre l’échec ou la réussite.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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