Pourquoi lire des histoires à vos enfants?

On lit des histoires aux tout-petits et ce sont des moments de pur bonheur!

Hélas! Dès que l’enfant commence à lire, on a tendance à ralentir ou même à délaisser ce rituel. Au mieux, on opte pour un compromis: « Tu lis un bout de l’histoire, j’en lis un bout. »

Souvent, c’est la peur qui nous guide comme parents et qui nous fait changer nos habitudes. « Si je lis l’histoire à sa place, je l’empêche de pratiquer sa lecture et je risque de nuire à son évolution. » Rassurez-vous, lisez à votre enfant, sans aucune réserve. Il y aura toujours beaucoup d’autres occasions où il devra lire seul.

Moment privilégié parent/enfant

La lecture du soir permet une heureuse transition entre les activités de la journée et le moment d’aller dormir. C’est aussi une occasion de complicité, de partage d’un autre univers où chacun est libre de rêver, de laisser cours à son imaginaire.

Si on enlève  tous les « il faut » « je dois » et si on y va avec un seul objectif, le plaisir, ce sera à coup sûr un moment de lecture réussi!

Comment s’y prendre?

Il suffit de retrouver les gestes et les manières qui nous viennent si spontanément quand on lit aux tout-petits. C’est une lecture/plaisir donc on ne les questionne pas pour savoir ce qu’ils ont retenu, on leur demande pas s’ils savent ce que veut dire tel mot ou telle expression. On leur raconte tout simplement une histoire et lorsqu’il y a un mot plus complexe ou encore une expression abstraite, on insère tout simplement la signification du mot ou de l’expression comme si cela faisait partie du récit.

Les bénéfices d’une telle pratique

Non seulement, ce sera l’occasion de partager des instants de bonheur, mais il y aura toute une panoplie d’autres bienfaits qui en découleront, naturellement!

  • développer la pensée
  • transmettre des connaissances
  • enrichir le vocabulaire
  • s’approprier un univers d’émotions
  • éveiller la curiosité
  • stimuler la mémoire, l’imagination

L’enfant écoute, se crée des images, anticipe les réactions, invente la suite des choses!  Il assimile des connaissances et vous en êtes le témoin privilégié.

Ils ne sont jamais trop vieux

Alors que nous faisons volontiers la lecture aux tout-petits, nous la délaissons peu à peu lorsqu’ils commencent à lire et nous avons tendance à ne plus lire aux grands. Mais si on leur propose, il risque d’en avoir plusieurs qui acceptent!

Il est important, toutefois, de se rappeler que certains enfants n’aiment pas qu’on leur fasse la lecture. Proposez-leur et ils sauront vous dire ce qui leur convient le mieux.

Aimez-vous aller au cinéma ou voir un bon film à la maison? Vous voyez! Même les adultes aiment qu’on leur raconte des histoires!

N’hésitez pas à me contacter, il me fera plaisir de vous répondre.

Bonne lecture!

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 12 décembre 2016

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Forces significatives observées chez les personnes dyslexiques

La plupart du temps quand on parle de dyslexie, on pense à des individus qui ont des difficultés à apprendre à lire et à écrire, qui inversent leurs lettres, qui sont désorganisés et qui ne réussissent pas à l’école.

Les personnes dyslexiques possèdent des forces par rapport aux personnes non dyslexiques.

Il est bon de rappeler qu’Albert Einstein, Pablo Picasso, Steven Spielberg, Dustin Hoffman, Agatha Christie font partie d’une longue liste de personnes dyslexiques célèbres.

La recherche a permis d’identifier chez les sujets dyslexiques un ensemble de forces et de talents dus à une activité prédominante au niveau de l’hémisphère droit de leur cerveau. Ainsi ils fournissent, dans plusieurs sphères d’activités, un rendement supérieur à celui obtenu par les sujets non dyslexiques.

CES FORCES SE RETROUVENT NOTAMMENT SUR LE PLAN:

  • Du raisonnement global (facilité à visualiser une situation dans son ensemble)
  • Des capacités facilitant la résolution de problèmes
  • Des habiletés visuo-spatiales en 3D ce qui fait d’eux d’excellents ingénieurs, architectes, mathématiciens, physiciens
  • De la compréhension des différentes composantes et de leurs interactions dans un système complexe. Ces forces peuvent être mises à profit particulièrement en sciences et en mathématiques
  • Des habiletés mécaniques: la personne dyslexique peut réussir à démonter et remonter des mécanismes complexes avec une facilité souvent désarmante
  • De la créativité (imagination créative). Il n’est donc pas étonnant de retrouver plusieurs dyslexiques chez les designers, les artistes, les comédiens, etc.
  • De l’intuition (entre autres dans leur perception des personnes et des situations)
  • De la curiosité et de la ténacité (qui sont présentes dès la petite enfance, souvent même avant les premiers apprentissages scolaires)

Encore une fois la recherche est porteuse d’espoir.

Elle devrait nous inciter à intervenir :

  1. Pour que les élèves dyslexiques puissent bénéficier de mesures leur permettant de surmonter leurs difficultés en lecture et en écriture
  2. Pour identifier les talents de chacun afin de l’amener à réaliser qu’il possède des forces insoupçonnées. C’est ainsi que l’estime de soi pourra prendre toute sa mesure.

Parce que « réussir sa vie » pour un dyslexique est une chose possible, nous nous devons de participer à cette réalisation.

Il me fera plaisir de vous accompagner dans cette démarche. Contactez-moi.

 

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 5 décembre 2016

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