C’est bientôt le temps des vacances!

C’est la fin de l’année scolaire. Hélas! Tous les enfants ne voient pas arriver les grandes vacances avec le même enthousiasme.

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Doit-on faire travailler les élèves qui ont des difficultés d’apprentissage pendant l’été?

Imaginez-vous, la veille de vos vacances. Votre patron vous annonce que vous devrez retourner au bureau durant cette période. Mais il s’empresse d’ajouter que ce ne sera pas tous les jours, ni toute la journée, que ce sera bien pour vous parce que, lorsque reviendrez à temps plein, vous serez plus avancé dans vos tâches et fier de vous!

C’est un peu le discours que les adultes tiennent lorsqu’il s’agit de faire accepter à un enfant qui a des problèmes d’apprentissage qu’il devra travailler pendant l’été afin d’améliorer ses résultats scolaires.

Si on réfléchit à ce que nous adultes nous vivons, il deviendra plus facile de prendre des décisions appropriées.

Ainsi, nous savons tous que, lorsque nous sommes fatigués, il est préférable de faire un arrêt et de s’accorder une période de repos plutôt que de s’entêter à continuer.

Les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage doivent fournir beaucoup plus d’efforts que la moyenne des autres enfants. De telle sorte qu’à la fin de l’année scolaire, une grande fatigue physique, émotive et cognitive s’est installée. Il est clair que, dans ces conditions, les apprentissages peuvent difficilement se réaliser.

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Voici une formule qui, dans ma pratique, s’est avérée très efficace.

1 – À partir de la fin des classes, ce sont des vacances-vacances, il n’y a aucun travail scolaire. On s’amuse, on vit sa vie d’enfant et ce, jusqu’à la fin juillet.

2 – Début août, la plupart des enfants ont bien profité de leurs vacances et ils commencent parfois même à s’embêter. Mais, bien entendu, pas au point de vouloir retourner à l’école! Cependant c’est une période où votre enfant a l’esprit reposé. Il est alors en mesure de reprendre, sur une base régulière et pour de courtes périodes, des tâches scolaires. C’est le meilleur moment pour faire un travail efficace de rattrapage.

Il est important d’installer une routine (même heure, mêmes jours) afin de préserver la motivation. Ainsi, vous établissez avec votre enfant un horaire fixe, par exemple 6 heures / semaine répartis sur 3 jours (ex. mardi, mercredi, jeudi).

3 – Vous arrêtez le travail une semaine avant la reprise des classes. Ainsi il peut à nouveau profiter pleinement de ses vacances avant de retourner à l’école.

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Il est essentiel d’expliquer à votre enfant, avant même la fin des classes, comment se dérouleront ses vacances, les différentes étapes et l’horaire prévu pour le mois d’août.

Si vous désirez plus d’informations vous pouvez me contacter.  C’est avec plaisir que je vous répondrai.

Sur ce, je vous souhaite à tous et à toutes, petits et grands, d’excellentes vacances!

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 19 juin 2017

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Le protecteur de l’élève

« Offrir les mêmes chances de réussite pour tous ».

Voilà un leitmotiv très populaire dans le monde de l’éducation.



Pourtant, il n’est pas rare que des parents d’enfants ayant un trouble d’apprentissage vivent une expérience comme celle qui suit:

  • une évaluation a été faite en bonne et due forme par un spécialiste qui confirme la présence d’un trouble d’apprentissage (dyslexie, dysorthographie ou autre) chez leur enfant
  • afin de lui permettre de poursuivre avec succès sa scolarité, l’enfant devrait bénéficier de mesures d’appui à l’école; des recommandations en ce sens ont été précisées dans le rapport
  • vous avez transmis le rapport d’évaluation à l’école, discuter avec son enseignant(e) et la direction du diagnostic ainsi que des recommandations qui y sont émises
  • on vous assure que les structures et les modalités pour la mise en place de ces différentes recommandations seront prises en charge dans un délai raisonnable par l’école

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Comme parents vous avez fait les démarches qui s’imposaient. Vous êtes confiants,  les choses vont enfin évoluer, votre enfant va recevoir toute l’aide nécessaire, en travaillant de concert avec l’école, vous pourrez faire la différence pour votre enfant en lui permettant d’accéder à la réussite.

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Mais le temps passe, parfois plusieurs mois, et votre enfant ne bénéficie toujours pas de mesures d’appui.

Pour pouvoir défendre les droits de votre enfant, il vous faut savoir:

⇒  Quels sont vos recours?

⇒  Comment procéder?

Étapes à suivre pour effectuer le suivi du dossier de votre enfant:

  1. solliciter une rencontre avec l’enseignant(e) afin de savoir ce qui se passe

  2. si les choses n’avancent pas, prenez rendez-vous avec la direction de l’école, discutez avec elle de la situation, rapport d’évaluation en main

  3. si, après un certain laps de temps, vous constatez que les recommandations ne sont toujours pas prises en considération, il faut adresser une demande écrite à la direction de l’école, lettre à laquelle vous joignez une copie du rapport d’évaluation en précisant les différentes recommandations qui doivent être prises en considération

  4. si on ne donne toujours pas suite à votre demande, c’est le moment de vous adresser à votre commission scolaire

À ce stade, il est important de savoir que:

La Loi sur l’instruction publique prévoit que chaque commission scolaire se doit de mettre en place une procédure à suivre lorsque les parents désirent porter plainte à l’encontre d’une décision ou d’une situation pour laquelle ils sont en désaccord.

Pour connaître les détails de cette procédure, rendez-vous sur le site de votre commission scolaire.

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Et, si après avoir effectué ces dernières démarches, vous n’avez toujours pas trouvé de solution satisfaisante, vous pouvez acheminer votre requête au Protecteur de l’élève qui traitera votre plainte de façon neutre, impartiale un peu à la manière du Protecteur du citoyen.

Le Protecteur de l’élève n’est pas un employé de la commission scolaire. Il est donc indépendant. De plus, il est tenu de préserver la confidentialité de toutes les informations auxquelles il a accès dans le cadre de ses fonctions.

Et dans chaque commission scolaire, il y a un Protecteur de l’élève.

C’est une information qu’il faut diffuser, car peu de parents sont au courant de l’existence même du Protecteur de l’élève et d’y avoir recours peut faire en sorte que les droits des élèves seront respectés et les demandes des parents entendues.

N’hésitez pas à me contacter, il me fera plaisir de vous accompagner dans vos démarches.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 25 mars 2017

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Stress et apprentissage

Comment le stress peut-il avoir un impact sur les résultats scolaires ?

  • Il y a le bon stress qui nous donne l’élan et la motivation pour étudier et réussir.
  • Il y a aussi le stress intense qui nous paralyse ou encore nous entraîne dans trop d’agitation. Ce stress a souvent un impact négatif sur les apprentissages tout comme il peut être responsable d’un échec lors d’un examen.

Mise en contexte :

Un élève étudie pour un examen. Il a travaillé sérieusement. La veille, il fait une révision et les notions sont bien maîtrisées. Le lendemain, devant sa feuille d’examen, c’est le blanc. Il ne se souvient plus de ce qu’il a si bien étudié.

Que s’est-il passé ?

Une hypothèse !

C’est en se penchant sur le fonctionnement du cerveau que nous pourrons trouver une explication.

  • Le cerveau est constitué de plusieurs sphères.
  • Il y a le cerveau limbique qui est le siège des émotions.
  • Lorsqu’il reçoit une information comme la peur, le cerveau limbique se met en mode danger. Dans certaines situations, cela est une très bonne chose. Par exemple, s’il y a le feu, si une voiture fonce sur nous à toute allure, réfléchir, ne serait-ce qu’une seconde, peut nous être fatal.
  • Mais, comme le cerveau limbique est très peu évolué, il ne distingue pas la peur de l’échec face à un examen, de la peur d’un réel danger. Dans les deux cas, il réagit en bloquant l’accès au cerveau rationnel, là où sont stockées toutes les connaissances acquises y compris la matière étudiée pour un examen.

C’est pour cela que lorsqu’un élève subit un niveau de stress trop élevé, il peut en arriver à perdre tous ses moyens et à échouer son examen.

Puis, une fois qu’il a quitté la salle d’examen, que la peur s’est estompée, il retrouve facilement les bonnes réponses, tout simplement parce qu’il a de nouveau accès à la matière étudiée.

Comment apprendre à maîtriser le niveau de stress :

  1. Dédramatiser sans banaliser : réussir son examen c’est important, mais ce n’est pas un enjeu vital
  2. Renforcer la confiance en ses capacités de réussite
  3. Prévoir des pauses, des moments de détente;  éviter que cet examen à venir prenne toute la place
  4. Préserver une bonne hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil

Et n’oubliez pas que je suis là pour vous aider à accompagner votre enfant.

N’hésitez pas à me contacter.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 3 février 2017

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