Le protecteur de l’élève

« Offrir les mêmes chances de réussite pour tous ».

Voilà un leitmotiv très populaire dans le monde de l’éducation.



Pourtant, il n’est pas rare que des parents d’enfants ayant un trouble d’apprentissage vivent une expérience comme celle qui suit:

  • une évaluation a été faite en bonne et due forme par un spécialiste qui confirme la présence d’un trouble d’apprentissage (dyslexie, dysorthographie ou autre) chez leur enfant
  • afin de lui permettre de poursuivre avec succès sa scolarité, l’enfant devrait bénéficier de mesures d’appui à l’école; des recommandations en ce sens ont été précisées dans le rapport
  • vous avez transmis le rapport d’évaluation à l’école, discuter avec son enseignant(e) et la direction du diagnostic ainsi que des recommandations qui y sont émises
  • on vous assure que les structures et les modalités pour la mise en place de ces différentes recommandations seront prises en charge dans un délai raisonnable par l’école

♦♦♦

Comme parents vous avez fait les démarches qui s’imposaient. Vous êtes confiants,  les choses vont enfin évoluer, votre enfant va recevoir toute l’aide nécessaire, en travaillant de concert avec l’école, vous pourrez faire la différence pour votre enfant en lui permettant d’accéder à la réussite.

♦♦♦

Mais le temps passe, parfois plusieurs mois, et votre enfant ne bénéficie toujours pas de mesures d’appui.

Pour pouvoir défendre les droits de votre enfant, il vous faut savoir:

⇒  Quels sont vos recours?

⇒  Comment procéder?

Étapes à suivre pour effectuer le suivi du dossier de votre enfant:

  1. solliciter une rencontre avec l’enseignant(e) afin de savoir ce qui se passe

  2. si les choses n’avancent pas, prenez rendez-vous avec la direction de l’école, discutez avec elle de la situation, rapport d’évaluation en main

  3. si, après un certain laps de temps, vous constatez que les recommandations ne sont toujours pas prises en considération, il faut adresser une demande écrite à la direction de l’école, lettre à laquelle vous joignez une copie du rapport d’évaluation en précisant les différentes recommandations qui doivent être prises en considération

  4. si on ne donne toujours pas suite à votre demande, c’est le moment de vous adresser à votre commission scolaire

À ce stade, il est important de savoir que:

La Loi sur l’instruction publique prévoit que chaque commission scolaire se doit de mettre en place une procédure à suivre lorsque les parents désirent porter plainte à l’encontre d’une décision ou d’une situation pour laquelle ils sont en désaccord.

Pour connaître les détails de cette procédure, rendez-vous sur le site de votre commission scolaire.

♦♦♦

Et, si après avoir effectué ces dernières démarches, vous n’avez toujours pas trouvé de solution satisfaisante, vous pouvez acheminer votre requête au Protecteur de l’élève qui traitera votre plainte de façon neutre, impartiale un peu à la manière du Protecteur du citoyen.

Le Protecteur de l’élève n’est pas un employé de la commission scolaire. Il est donc indépendant. De plus, il est tenu de préserver la confidentialité de toutes les informations auxquelles il a accès dans le cadre de ses fonctions.

Et dans chaque commission scolaire, il y a un Protecteur de l’élève.

C’est une information qu’il faut diffuser, car peu de parents sont au courant de l’existence même du Protecteur de l’élève et d’y avoir recours peut faire en sorte que les droits des élèves seront respectés et les demandes des parents entendues.

N’hésitez pas à me contacter, il me fera plaisir de vous accompagner dans vos démarches.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 25 mars 2017

© Tous droits réservés

Stress et apprentissage

Comment le stress peut-il avoir un impact sur les résultats scolaires ?

  • Il y a le bon stress qui nous donne l’élan et la motivation pour étudier et réussir.
  • Il y a aussi le stress intense qui nous paralyse ou encore nous entraîne dans trop d’agitation. Ce stress a souvent un impact négatif sur les apprentissages tout comme il peut être responsable d’un échec lors d’un examen.

Mise en contexte :

Un élève étudie pour un examen. Il a travaillé sérieusement. La veille, il fait une révision et les notions sont bien maîtrisées. Le lendemain, devant sa feuille d’examen, c’est le blanc. Il ne se souvient plus de ce qu’il a si bien étudié.

Que s’est-il passé ?

Une hypothèse !

C’est en se penchant sur le fonctionnement du cerveau que nous pourrons trouver une explication.

  • Le cerveau est constitué de plusieurs sphères.
  • Il y a le cerveau limbique qui est le siège des émotions.
  • Lorsqu’il reçoit une information comme la peur, le cerveau limbique se met en mode danger. Dans certaines situations, cela est une très bonne chose. Par exemple, s’il y a le feu, si une voiture fonce sur nous à toute allure, réfléchir, ne serait-ce qu’une seconde, peut nous être fatal.
  • Mais, comme le cerveau limbique est très peu évolué, il ne distingue pas la peur de l’échec face à un examen, de la peur d’un réel danger. Dans les deux cas, il réagit en bloquant l’accès au cerveau rationnel, là où sont stockées toutes les connaissances acquises y compris la matière étudiée pour un examen.

C’est pour cela que lorsqu’un élève subit un niveau de stress trop élevé, il peut en arriver à perdre tous ses moyens et à échouer son examen.

Puis, une fois qu’il a quitté la salle d’examen, que la peur s’est estompée, il retrouve facilement les bonnes réponses, tout simplement parce qu’il a de nouveau accès à la matière étudiée.

Comment apprendre à maîtriser le niveau de stress :

  1. Dédramatiser sans banaliser : réussir son examen c’est important, mais ce n’est pas un enjeu vital
  2. Renforcer la confiance en ses capacités de réussite
  3. Prévoir des pauses, des moments de détente;  éviter que cet examen à venir prenne toute la place
  4. Préserver une bonne hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil

Et n’oubliez pas que je suis là pour vous aider à accompagner votre enfant.

N’hésitez pas à me contacter.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 3 février 2017

© Tous droits réservés

TDA/H : déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

D’abord et avant tout, il faut faire preuve d’une grande vigilance.

  • Tous les enfants rêveurs ou facilement distraits n’ont pas pour autant un déficit de l’attention.
  • Tout comme un enfant qui est vif, enjoué et actif n’est pas forcément hyperactif.

Quand faut-il consulter?

En tant que parents, vous êtes ceux qui connaissez le mieux votre enfant. Entre autres, vous pouvez déjà déterminer si, surtout dans les tâches scolaires et malgré des efforts évidents et soutenus, votre enfant ne parvient pas à maintenir son attention ou à rester assis ne serait-ce qu’un court moment. Vous pouvez aussi vérifier si cette situation affecte de manière significative son rendement et risque de mettre en péril sa réussite scolaire.

Si tel est le cas, une consultation s’avère nécessaire pour déterminer s’il s’agit ou pas d’un TDA/H.

Un bon diagnostic est essentiel pour:

  • identifier les différents symptômes inhérents au déficit d’attention et à l’hyperactivité
  • départager d’autres affectations qui pourraient être confondues avec un TDA/H comme l’immaturité, un trouble d’apprentissage, un problème d’audition centrale, la douance, un problème de comportement, des problèmes d’anxiété, etc.
  • s’assurer qu’un bilan médical complet incluant un examen de la vision et de l’audition soit fait

Le TDA/H et ses symptômes

Principaux symptômes reliés à la composante inattention

  • Difficulté à maintenir son attention même pour un court moment
  • Difficulté à se concentrer
  • Se laisse facilement distraire par tout ce qui se passe autour de lui
  • Donne l’impression de ne pas écouter quand on lui parle même lorsqu’on s’adresse à lui directement
  • S’éparpille quand il doit exécuter un travail; il a du mal à commencer et à terminer à temps
  • Difficulté à se structurer et à s’organiser
  • Oublie et perd régulièrement ses choses que ce soit à la maison ou à l’école
  • Difficulté à respecter une routine

Principaux symptômes reliés à l’hyperactivité et à l’impulsivité

  • Ne parvient pas à rester assis, bouge sans arrêt et joue avec tout ce qui se trouve à sa portée
  • S’agite continuellement, même dans les activités de jeux ou de loisirs
  • Parle beaucoup, souvent trop
  • Interrompt fréquemment une conversation, il a de la difficulté à attendre son tour
  • Répond souvent avant la fin de la question ou encore n’attend pas la fin de la consigne avant de débuter une activité
  • A du mal à ajuster ses réactions face aux autres enfants

Le déficit de l’attention apparaît de manière plus évidente dans les tâches scolaires. Par contre, il n’est pas rare que l’enfant ayant un TDA/H démontre de meilleures capacités d’attention et de concentration dans d’autres types d’activités plus concrètes comme le sport, la mécanique, les jeux vidéo, l’informatique, etc.

Voici quelques conseils pratiques pour faciliter les interventions

S’assurer de son attention

Avant de commencer à lui expliquer quoi que ce soit, il est essentiel de s’assurer d’abord de son attention. Pour cela, il faut qu’il soit près de vous et vous devez établir le contact visuel.

Vérifier sa compréhension

Les consignes doivent être courtes et précises. Lui faire répéter pour s’assurer de sa compréhension.

Freiner l’impulsivité

Un outil simple mais très efficace. Un carton qu’on garde à portée de la main, surtout durant les devoirs:

Stop

Écoute / Regarde

Pense

Go

Un pas à la fois

Il est préférable de se donner de petits objectifs réalistes et de les mener à terme. La motivation et l’estime de soi s’en trouveront renforcées.

Encouragements

Multiplier les occasions où il pourra mettre en pratique ses talents et connaître des réussites.

Reconnaissez et appuyez les efforts qu’il accomplit. Encouragez-le chaque fois.

Établir une routine

Afficher les différentes activités de la journée en semaine et durant le week-end (lever, repas, jeux, devoirs, télévision, heure du coucher) et s’y tenir.

Établir les règles à respecter à la maison 

Mettre des priorités (peu de choses à la fois et commencer par celles qui vous irritent le plus)

Indiquer les conséquences si la règle n’est pas respectée. Les écrire et les afficher à côté de l’horaire.

Organisation/planification

Votre enfant apprendra à partir de vous comme modèles. N’hésitez pas à lui communiquer vos stratégies d’organisation et de planification lorsque vous exécutez les tâches quotidienne, au travail, à la maison.

Planifier ensemble les activités du samedi ou du dimanche et suivre ce plan , une étape après l’autre.

Vivre avec un TDA/H c’est tout un défi à relever,

pour l’enfant et pour la famille.

  • Ne pas céder à la culpabilité:  un TDA/H n’a rien à voir avec l’éducation, les attitudes parentales. De la même manière, il n’est pas dû à un manque de volonté ou de motivation de la part de votre enfant. Le problème est d’origine neurologique.
  • Se rappeler que votre enfant ne le fait pas délibérément. Il agit et réagit en fonction de ce trouble.
  • Par ailleurs, vous n’avez pas à exiger de vous d’être des super parents.

 

Ce n’est pas simple mais vous pouvez y arriver!

Demander de l’aide est un réflexe à développer.

Il me fera plaisir de vous accompagner dans cette démarche.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 19 janvier 2017

© Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand demander de l’aide pour les devoirs?

Plusieurs parents peuvent aisément arriver au bout de leurs ressources lors de la période des devoirs. Les horaires sont chargés, il y a souvent plus d’un enfant à accompagner et  les besoins ne sont pas les mêmes pour autant.

Voici quelques signes à surveiller qui peuvent indiquer que vous ressentez une fatigue plus ou moins aiguë des devoirs et que vous gagneriez à demander de l’aide :

  • Votre enfant ne se met plus volontairement au travail, il faut insister encore et encore…
  • L’enseignant(e) communique avec vous de plus en plus fréquemment parce qu’un devoir n’a pas été remis…
  • Vous passez plus de 30 minutes chaque soir pour la période des devoirs…
  • Votre autre enfant qui fonctionne bien à l’école est un peu plus laissé à lui-même…
  • La période des devoirs est tendue…
  • Vous vous disputez beaucoup avec votre conjoint ou avec votre enfant pour des questions relatives à l’école…
  • Ses notes sont en berne… ou votre enseignant(e) vous fait part d’inquiétudes…

Contactez-moi pour en parler. Je suis là pour vous guider dans vos réflexions, répondre à vos questions et vous suggérer des solutions. Une démarche bien réfléchie peut faire toute la différence pour toute la famille.

Pourquoi lire des histoires à vos enfants?

On lit des histoires aux tout-petits et ce sont des moments de pur bonheur!

Hélas! Dès que l’enfant commence à lire, on a tendance à ralentir ou même à délaisser ce rituel. Au mieux, on opte pour un compromis: « Tu lis un bout de l’histoire, j’en lis un bout. »

Souvent, c’est la peur qui nous guide comme parents et qui nous fait changer nos habitudes. « Si je lis l’histoire à sa place, je l’empêche de pratiquer sa lecture et je risque de nuire à son évolution. » Rassurez-vous, lisez à votre enfant, sans aucune réserve. Il y aura toujours beaucoup d’autres occasions où il devra lire seul.

Moment privilégié parent/enfant

La lecture du soir permet une heureuse transition entre les activités de la journée et le moment d’aller dormir. C’est aussi une occasion de complicité, de partage d’un autre univers où chacun est libre de rêver, de laisser cours à son imaginaire.

Si on enlève  tous les « il faut » « je dois » et si on y va avec un seul objectif, le plaisir, ce sera à coup sûr un moment de lecture réussi!

Comment s’y prendre?

Il suffit de retrouver les gestes et les manières qui nous viennent si spontanément quand on lit aux tout-petits. C’est une lecture/plaisir donc on ne les questionne pas pour savoir ce qu’ils ont retenu, on leur demande pas s’ils savent ce que veut dire tel mot ou telle expression. On leur raconte tout simplement une histoire et lorsqu’il y a un mot plus complexe ou encore une expression abstraite, on insère tout simplement la signification du mot ou de l’expression comme si cela faisait partie du récit.

Les bénéfices d’une telle pratique

Non seulement, ce sera l’occasion de partager des instants de bonheur, mais il y aura toute une panoplie d’autres bienfaits qui en découleront, naturellement!

  • développer la pensée
  • transmettre des connaissances
  • enrichir le vocabulaire
  • s’approprier un univers d’émotions
  • éveiller la curiosité
  • stimuler la mémoire, l’imagination

L’enfant écoute, se crée des images, anticipe les réactions, invente la suite des choses!  Il assimile des connaissances et vous en êtes le témoin privilégié.

Ils ne sont jamais trop vieux

Alors que nous faisons volontiers la lecture aux tout-petits, nous la délaissons peu à peu lorsqu’ils commencent à lire et nous avons tendance à ne plus lire aux grands. Mais si on leur propose, il risque d’en avoir plusieurs qui acceptent!

Il est important, toutefois, de se rappeler que certains enfants n’aiment pas qu’on leur fasse la lecture. Proposez-leur et ils sauront vous dire ce qui leur convient le mieux.

Aimez-vous aller au cinéma ou voir un bon film à la maison? Vous voyez! Même les adultes aiment qu’on leur raconte des histoires!

N’hésitez pas à me contacter, il me fera plaisir de vous répondre.

Bonne lecture!

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 12 décembre 2016

© Tous droits réservés

Forces significatives observées chez les personnes dyslexiques

La plupart du temps quand on parle de dyslexie, on pense à des individus qui ont des difficultés à apprendre à lire et à écrire, qui inversent leurs lettres, qui sont désorganisés et qui ne réussissent pas à l’école.

Les personnes dyslexiques possèdent des forces par rapport aux personnes non dyslexiques.

Il est bon de rappeler qu’Albert Einstein, Pablo Picasso, Steven Spielberg, Dustin Hoffman, Agatha Christie font partie d’une longue liste de personnes dyslexiques célèbres.

La recherche a permis d’identifier chez les sujets dyslexiques un ensemble de forces et de talents dus à une activité prédominante au niveau de l’hémisphère droit de leur cerveau. Ainsi ils fournissent, dans plusieurs sphères d’activités, un rendement supérieur à celui obtenu par les sujets non dyslexiques.

CES FORCES SE RETROUVENT NOTAMMENT SUR LE PLAN:

  • Du raisonnement global (facilité à visualiser une situation dans son ensemble)
  • Des capacités facilitant la résolution de problèmes
  • Des habiletés visuo-spatiales en 3D ce qui fait d’eux d’excellents ingénieurs, architectes, mathématiciens, physiciens
  • De la compréhension des différentes composantes et de leurs interactions dans un système complexe. Ces forces peuvent être mises à profit particulièrement en sciences et en mathématiques
  • Des habiletés mécaniques: la personne dyslexique peut réussir à démonter et remonter des mécanismes complexes avec une facilité souvent désarmante
  • De la créativité (imagination créative). Il n’est donc pas étonnant de retrouver plusieurs dyslexiques chez les designers, les artistes, les comédiens, etc.
  • De l’intuition (entre autres dans leur perception des personnes et des situations)
  • De la curiosité et de la ténacité (qui sont présentes dès la petite enfance, souvent même avant les premiers apprentissages scolaires)

Encore une fois la recherche est porteuse d’espoir.

Elle devrait nous inciter à intervenir :

  1. Pour que les élèves dyslexiques puissent bénéficier de mesures leur permettant de surmonter leurs difficultés en lecture et en écriture
  2. Pour identifier les talents de chacun afin de l’amener à réaliser qu’il possède des forces insoupçonnées. C’est ainsi que l’estime de soi pourra prendre toute sa mesure.

Parce que « réussir sa vie » pour un dyslexique est une chose possible, nous nous devons de participer à cette réalisation.

Il me fera plaisir de vous accompagner dans cette démarche. Contactez-moi.

 

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 5 décembre 2016

© Tous droits réservés