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Stress et apprentissage

Comment le stress peut-il avoir un impact sur les résultats scolaires ?

  • Il y a le bon stress qui nous donne l’élan et la motivation pour étudier et réussir.
  • Il y a aussi le stress intense qui nous paralyse ou encore nous entraîne dans trop d’agitation. Ce stress a souvent un impact négatif sur les apprentissages tout comme il peut être responsable d’un échec lors d’un examen.

Mise en contexte :

Un élève étudie pour un examen. Il a travaillé sérieusement. La veille, il fait une révision et les notions sont bien maîtrisées. Le lendemain, devant sa feuille d’examen, c’est le blanc. Il ne se souvient plus de ce qu’il a si bien étudié.

Que s’est-il passé ?

Une hypothèse !

C’est en se penchant sur le fonctionnement du cerveau que nous pourrons trouver une explication.

  • Le cerveau est constitué de plusieurs sphères.
  • Il y a le cerveau limbique qui est le siège des émotions.
  • Lorsqu’il reçoit une information comme la peur, le cerveau limbique se met en mode danger. Dans certaines situations, cela est une très bonne chose. Par exemple, s’il y a le feu, si une voiture fonce sur nous à toute allure, réfléchir, ne serait-ce qu’une seconde, peut nous être fatal.
  • Mais, comme le cerveau limbique est très peu évolué, il ne distingue pas la peur de l’échec face à un examen, de la peur d’un réel danger. Dans les deux cas, il réagit en bloquant l’accès au cerveau rationnel, là où sont stockées toutes les connaissances acquises y compris la matière étudiée pour un examen.

C’est pour cela que lorsqu’un élève subit un niveau de stress trop élevé, il peut en arriver à perdre tous ses moyens et à échouer son examen.

Puis, une fois qu’il a quitté la salle d’examen, que la peur s’est estompée, il retrouve facilement les bonnes réponses, tout simplement parce qu’il a de nouveau accès à la matière étudiée.

Comment apprendre à maîtriser le niveau de stress :

  1. Dédramatiser sans banaliser : réussir son examen c’est important, mais ce n’est pas un enjeu vital
  2. Renforcer la confiance en ses capacités de réussite
  3. Prévoir des pauses, des moments de détente;  éviter que cet examen à venir prenne toute la place
  4. Préserver une bonne hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil

Et n’oubliez pas que je suis là pour vous aider à accompagner votre enfant.

N’hésitez pas à me contacter.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 3 février 2017

© Tous droits réservés

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Quand demander de l’aide pour les devoirs?

Plusieurs parents peuvent aisément arriver au bout de leurs ressources lors de la période des devoirs. Les horaires sont chargés, il y a souvent plus d’un enfant à accompagner et  les besoins ne sont pas les mêmes pour autant.

Voici quelques signes à surveiller qui peuvent indiquer que vous ressentez une fatigue plus ou moins aiguë des devoirs et que vous gagneriez à demander de l’aide :

  • Votre enfant ne se met plus volontairement au travail, il faut insister encore et encore…
  • L’enseignant(e) communique avec vous de plus en plus fréquemment parce qu’un devoir n’a pas été remis…
  • Vous passez plus de 30 minutes chaque soir pour la période des devoirs…
  • Votre autre enfant qui fonctionne bien à l’école est un peu plus laissé à lui-même…
  • La période des devoirs est tendue…
  • Vous vous disputez beaucoup avec votre conjoint ou avec votre enfant pour des questions relatives à l’école…
  • Ses notes sont en berne… ou votre enseignant(e) vous fait part d’inquiétudes…

Contactez-moi pour en parler. Je suis là pour vous guider dans vos réflexions, répondre à vos questions et vous suggérer des solutions. Une démarche bien réfléchie peut faire toute la différence pour toute la famille.

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Forces significatives observées chez les personnes dyslexiques

La plupart du temps quand on parle de dyslexie, on pense à des individus qui ont des difficultés à apprendre à lire et à écrire, qui inversent leurs lettres, qui sont désorganisés et qui ne réussissent pas à l’école.

Les personnes dyslexiques possèdent des forces par rapport aux personnes non dyslexiques.

Il est bon de rappeler qu’Albert Einstein, Pablo Picasso, Steven Spielberg, Dustin Hoffman, Agatha Christie font partie d’une longue liste de personnes dyslexiques célèbres.

La recherche a permis d’identifier chez les sujets dyslexiques un ensemble de forces et de talents dus à une activité prédominante au niveau de l’hémisphère droit de leur cerveau. Ainsi ils fournissent, dans plusieurs sphères d’activités, un rendement supérieur à celui obtenu par les sujets non dyslexiques.

CES FORCES SE RETROUVENT NOTAMMENT SUR LE PLAN:

  • Du raisonnement global (facilité à visualiser une situation dans son ensemble)
  • Des capacités facilitant la résolution de problèmes
  • Des habiletés visuo-spatiales en 3D ce qui fait d’eux d’excellents ingénieurs, architectes, mathématiciens, physiciens
  • De la compréhension des différentes composantes et de leurs interactions dans un système complexe. Ces forces peuvent être mises à profit particulièrement en sciences et en mathématiques
  • Des habiletés mécaniques: la personne dyslexique peut réussir à démonter et remonter des mécanismes complexes avec une facilité souvent désarmante
  • De la créativité (imagination créative). Il n’est donc pas étonnant de retrouver plusieurs dyslexiques chez les designers, les artistes, les comédiens, etc.
  • De l’intuition (entre autres dans leur perception des personnes et des situations)
  • De la curiosité et de la ténacité (qui sont présentes dès la petite enfance, souvent même avant les premiers apprentissages scolaires)

Encore une fois la recherche est porteuse d’espoir.

Elle devrait nous inciter à intervenir :

  1. Pour que les élèves dyslexiques puissent bénéficier de mesures leur permettant de surmonter leurs difficultés en lecture et en écriture
  2. Pour identifier les talents de chacun afin de l’amener à réaliser qu’il possède des forces insoupçonnées. C’est ainsi que l’estime de soi pourra prendre toute sa mesure.

Parce que « réussir sa vie » pour un dyslexique est une chose possible, nous nous devons de participer à cette réalisation.

Il me fera plaisir de vous accompagner dans cette démarche. Contactez-moi.

 

Denise Beauchemin, orthopédagogue

Le 5 décembre 2016

© Tous droits réservés

 

 

 

Baromètre à l’angle de la rue Duphot et de la rue Saint-Honoré à Paris
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Le 1er bulletin! Que nous réserve-t-il?

La remise du bulletin est l’occasion de faire un bilan pour:

  • savoir où se situe votre enfant, avoir un portrait global de ses connaissances dans les différentes matières à ce moment-ci de l’année scolaire
  • en dégager les points forts et les défis à relever
  • prendre note des choses à consolider et faire un plan de travail pour éviter que votre enfant prenne du retard

Comment s’y prendre:

  1. Accordez-vous le temps nécessaire pour prendre connaissance du bulletin dans son entier. Cette étape consiste, pour vous, en tant que parents, à vous faire une idée de la situation dans son ensemble avant d’en discuter avec votre enfant.
  2. Dans un deuxième temps, reprenez avec lui, une matière à la fois, en commençant par celles où il a obtenu de bonnes notes. Prenez le temps de le féliciter et de lui manifester votre satisfaction. Allez ensuite aux matières plus problématiques.
  3. Amener votre enfant à se questionner sur ce qui a pu causer de tels résultats.

Différentes situations possibles

1ère situation:

Pour certains enfants, les résultats s’expliquent assez facilement. Ils ont vécu, ces derniers mois, des situations qui les ont perturbés: changement d’école, divorce, maladie, deuil, etc. S’ils sont bien accompagnés, ils pourront récupérer graduellement et ils seront à nouveau mieux disposés pour bien apprendre.

2e situation:

L’enfant n’a pas fourni les efforts nécessaires. Quand il travaille, il réussit bien, mais depuis le début de l’année, il s’est laissé aller et voilà la conséquence!

Dans ce cas, il est important  d’avoir une bonne discussion avec votre enfant pour déterminer avec lui ce qui doit être modifié dans sa façon de faire afin que la situation change. Il faut éviter de prendre du retard.

Avec lui, mettez par écrit les objectifs fixés, les moyens pour y parvenir et les échéanciers à respecter.

Établir un horaire qui tient compte d’une bonne répartition du temps entre les loisirs, les amis et le travail scolaire.

Vérifier régulièrement qu’il s’acquitte de ses tâches et lui rappeler, au besoin, les objectifs fixés.

3e situation: 

Votre enfant a fourni des efforts constants tout au long du trimestre mais, malgré toute cette persévérance, les résultats sont faibles dans diverses matières. Il a soit des difficultés d’apprentissage ou encore des problèmes sur le plan de l’attention et de la concentration, des difficultés d’organisation et de planification qui l’empêchent de bien réussir.

Dans ce cas, n’hésitez pas à l’encourager en lui disant qu’il a travaillé fort, que vous ne doutez pas de sa bonne volonté et que vous continuerez de le soutenir pour qu’il puisse obtenir de meilleurs résultats. Souligner ses réussites que ce soit dans ses travaux scolaires, ses activités sportives ou artistiques.

À partir des informations du bulletin, des commentaires et des recommandations de son enseignant(e), vous pouvez élaborer un plan de travail sur les notions à revoir, les stratégies à consolider et les attitudes à modifier.

Dans toutes les  situations qui se présentent à vous, suite à la lecture du bulletin, rappelez-vous qu’il ne sert à rien de s’alarmer, mais qu’il est important de se mettre en mode action. Pour y parvenir, il peut être nécessaire d’avoir recours à de l’aide extérieure.

Je vous invite à me contacter si vous désirez plus d’informations ou pour poursuivre la réflexion, trouver des pistes de solutions ou encore pour que j’intervienne auprès de votre enfant.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

© Tous droits réservés

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La dyslexie : principales manifestations en lecture

Les manifestations de la dyslexie sont spécifiques en ce sens qu’elles sont particulières, bien identifiables et persistantes.

Dès le début de l’apprentissage de la lecture, on peut reconnaître certaines difficultés typiques :

  • Difficulté dans la reconnaissance des lettres
  • Difficulté à associer une lettre au son correspondant
  • Difficulté à intégrer le sens gauche-droite de la lecture

 Autres manifestations propres à la dyslexie 

  1. Inversions de lettres de formes voisines (u/n ; m/n ; p/q ; b/d ; t/f)
    ex. « bain » devient « dain »
  2. Confusions de sons proches phonétiquement (f/v ; ch/j ; s/z ; g/k)
    ex.: « fil » devient « vil »; « garage » devient « karage »
  3. Difficulté à respecter l’ordre des lettres dans les mots (séquence)
    ex.: « garde » devient « grade »
  4. Omissions de lettres : « lièvre » devient « livre »
  5. Ajouts de lettres : « peine » devient « pleine »
  6. Substitutions de mots : soit en devinant à partir des premières lettres du mot: « il rentre dans le bois » devient « il rentre dans la boîte » soit en se fiant au sens de la phrase « il est petit comme un pouce » devient « il est petit comme une puce»
  7. Difficulté avec la césure des mots :
    « animal » est lu « an/i/mal »

Mise en garde :

  • Votre enfant a des difficultés en lecture, vous vous en préoccupez et vous avez certainement raison. Mais il faut éviter de tirer des conclusions trop hâtives.
  • C’est la persistance des manifestations énumérées auparavant qui pourraient éventuellement orienter des démarches vers une évaluation.



En tant que parents, observez votre enfant en tentant de « garder une certaine distance ».

Être attentif, ouvert et informé est l’attitude à rechercher. 

Et puis… lorsque, malgré l’aide et le soutien que vous apportez à votre enfant, la difficulté persiste et vous préoccupe toujours, venez vérifier. Nous pourrons valider ensemble vos impressions et vos observations.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

© Tous droits réservés

 

 

Il faut parfois insister pour recevoir les mesures d'appui auxquelles un enfant a droit. Demandez de l'aide. 
Crédit photo : Flickr : Stephen Fulljames

Quand il faut insister pour obtenir des mesures d’appui…

Il y a des dizaines et des dizaines d’exemples d’élèves qui ont pu poursuivre leur scolarité au régulier et accéder à un métier, une profession qu’ils avaient choisie, malgré qu’ils aient connu des difficultés d’apprentissage, comme la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie. Ces personnes, adultes maintenant, ont pu se rendre là où elles rêvaient d’aller parce qu’elles ont bénéficié d’une rééducation et de mesures d’appui.

Voici quelques exemples de mesures d’appui* auxquelles votre enfant peut avoir droit :

  • Prolongation de la durée des travaux et des examens
  • Retrait dans un local isolé pour les examens
  • Accès à un ordinateur portable muni d’un correcteur orthographique ainsi que d’un prédicteur de mots pour les travaux et les examens
  • Droit de référence à des notes, tableaux, schémas en grammaire et en mathématiques pour les examens

 Le parcours de votre enfant est peut-être semé d’embûches, le diplôme qui l’attend au bout n’en sera pas moins valable. Il est souvent semblable à la récompense que reçoit le marathonien en franchissant la ligne d’arrivée.

À tous les parents d’enfants qui ont un trouble d’apprentissage, je vous encourage à défendre les droits de votre enfant. Il peut être nécessaire de plaider sa cause et vous pouvez le faire. Il existe des recours en cas de refus ou de lenteur à voir vos droits respectés.

Ces démarches me sont familières. Je connais les règles, les étapes à respecter, je sais à qui il faut s’adresser.

Dites-moi comment je peux vous accompagner !

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

© Tous droits réservés

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*Terme utilisé par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) pour désigner les accommodations pédagogiques dont peut bénéficier l’élève qui a un trouble d’apprentissage.

Les mesures d'appui servent à pallier un handicap invisible, soit un trouble d'apprentissage.
Crédit photo : Flickr : donvix

Accepter ou non les mesures d’appui ?

On est quelquefois frileux quand il s’agit d’accorder à un enfant des mesures d’appui et ce, même lorsque le diagnostic est clair et que les recommandations le sont également.

Alors, il se peut que vous soyez confrontés à certaines remarques venant de personnes, par ailleurs bien intentionnées…

On vous fera des remarques comme :

  • votre enfant se sentira à part des autres
  • c’est une béquille, il s’y fiera et il n’apprendra pas à faire des efforts, on lui nuit au lieu de l’aider
  • ce n’est pas juste pour les autres, votre enfant a droit plus de temps pour ses examens, à un correcteur orthographique, alors que les autres n’en ont pas

Voici de quoi y répondre :

Le trouble d’apprentissage quel qu’il soit, dyslexie, dysorthographie, dyscalculie ou autres est un handicap invisible.

Vous viendrait-il à l’esprit de vous opposer à ce qu’un élève…

  • ayant des problèmes de vue porte des lunettes ?
  • ayant des troubles d’audition aie un appareil auditif ?
  • dont la mobilité est réduite puisse se déplacer en fauteuil roulant ?

Ainsi, il est tout naturel d’accepter le droit de l’élève qui a un trouble d’apprentissage de recevoir les mesures d’aide qui lui permettront de pallier son handicap.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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