Ce que j’aime dire aux parents d’un enfant dyslexique

Faut pas croire tout ce qu’on dit !

Les idées reçues, tout comme les préjugés, ont la fâcheuse habitude de prendre racine très rapidement et de manière durable. D’où l’importance de demeurer critique face aux croyances et opinions, qui peuvent varier grandement d’un enseignant ou d’un professionnel à l’autre.

D’autant plus que vous vous basez sur ces avis pour vous guider dans les décisions concernant votre fils ou votre fille dyslexique. Les enjeux peuvent devenir très lourds et les conséquences, à court et à long terme, désastreuses. Pour aider vos enfants, vous devez réussir à trouver vos propres repères et garder la tête froide – ce n’est pas toujours facile.

Voici ce que j’aimerais dire à tous les parents qui ont un enfant dyslexique et qui vivent de nombreux questionnements.

Allez vers ce qui fait du sens pour vous!

Et surtout, n’hésitez pas à

  • Questionner
  • Confronter

Rien ne vous oblige à endosser une idée si elle ne vous correspond pas. Je peux vous aider à déterminer de manière indépendante l’approche la mieux adaptée à votre enfant.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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10 idées reçues sur la dyslexie

Avez-vous déjà été confronté à l’une de ces dix idées reçues sur la dyslexie?

  1. La dyslexie n’existe pas
  2. La dyslexie est très rare (moins de 3% de la population)
  3. La dyslexie ne peut pas être diagnostiquée
  4. Elle ne peut pas être diagnostiquée avant l’âge de 8 à 11 ans
  5. Si un enfant n’arrive pas à lire avant l’âge de 12 ans, il est trop tard pour lui, car passé cet âge, il est impossible d’apprendre à lire et à écrire
  6. La méthode de lecture est responsable de la dyslexie
  7. Tous les enfants qui inversent les « b-d-p-q » sont dyslexiques
  8. L’intelligence et l’habileté à lire, à écrire sont reliées
  9. Les enfants doués ne peuvent pas avoir de problèmes d’apprentissage
  10. Le temps est le meilleur remède

Nous les orthopédagogues existons justement pour tester ces idées reçues et aider les parents à trouver l’approche qui convient parfaitement à leur enfant.

Lisez aussi cet article pour vous aider à faire face aux idées reçues.

 

Par Denise Beauchemin, orthopéddagogue

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Demander un suivi hâtif de la dyslexie

Vous soupçonnez que votre enfant a du mal à progresser en lecture? Vous faites bien de consulter tôt. Il peut cependant arriver que lorsque vous en parlez à l’école, on ait tendance à vouloir vous rassurer : « Ne vous en faites pas, ça va passer. » « Il n’est pas assez mature. » ou encore : « Il devrait faire plus d’efforts. »

Tout au long de ce processus pour aider votre enfant, n’oubliez surtout pas que vous êtes ceux qui le connaissez le mieux. Souvent vous savez, depuis un moment, que quelque chose de différent se passe, même si vous ne pouvez pas mettre des mots sur ces sentiments. Alors, faites-vous confiance !

La recherche démontre aujourd’hui qu’il vaut mieux agir tôt. N’hésitez pas à entreprendre des démarches, tout d’abord au niveau de l’école.

Comment faire ?

J’ai souvent eu l’occasion d’accompagner d’autres parents dans leurs réflexions et les prises de décisions concernant leur enfant à des moments cruciaux de leur parcours scolaire. Je vous propose de le faire avec vous.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Troubles d’apprentissage ? Que se passera-t-il ?

Votre enfant a été évalué et on lui a diagnostiqué un trouble d’apprentissage en lecture, en écriture ou en mathématiques.

Un rapport écrit vous est remis avec un diagnostic clair et précis et des recommandations détaillées.

Par la suite, un plan d’intervention doit être fait par l’école. Dans ce document, on doit y retrouver le diagnostic ainsi que toutes les recommandations y compris les mesures d’appui* telles qu’inscrits au rapport d’évaluation.

Les mesures d’appui vont permettre à l’élève qui a un trouble d’apprentissage de poursuivre avec succès sa scolarité. En d’autres mots, on lui offre la possibilité d’avoir accès aux mêmes chances de réussites que tous les autres élèves.

Pour y arriver, on met en place des mesures d’appui comme :

  • Prolongation de la durée des travaux et des examens
  • Retrait dans un local isolé pour les examens
  • Accès à un ordinateur portable muni d’un correcteur orthographique ainsi que d’un prédicteur de mots pour les travaux et les examens
  • Droit de référence à des notes et documents de référence, tableaux, schémas en grammaire et en mathématiques pour les examens

*Terme utilisé par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) pour désigner les accommodations pédagogiques dont peut bénéficier l’élève qui a un trouble d’apprentissage

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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