Quand il faut insister pour obtenir des mesures d’appui…

Il y a des dizaines et des dizaines d’exemples d’élèves qui ont pu poursuivre leur scolarité au régulier et accéder à un métier, une profession qu’ils avaient choisie, malgré qu’ils aient connu des difficultés d’apprentissage, comme la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie. Ces personnes, adultes maintenant, ont pu se rendre là où elles rêvaient d’aller parce qu’elles ont bénéficié d’une rééducation et de mesures d’appui.

Voici quelques exemples de mesures d’appui* auxquelles votre enfant peut avoir droit :

  • Prolongation de la durée des travaux et des examens
  • Retrait dans un local isolé pour les examens
  • Accès à un ordinateur portable muni d’un correcteur orthographique ainsi que d’un prédicteur de mots pour les travaux et les examens
  • Droit de référence à des notes, tableaux, schémas en grammaire et en mathématiques pour les examens

 Le parcours de votre enfant est peut-être semé d’embûches, le diplôme qui l’attend au bout n’en sera pas moins valable. Il est souvent semblable à la récompense que reçoit le marathonien en franchissant la ligne d’arrivée.

À tous les parents d’enfants qui ont un trouble d’apprentissage, je vous encourage à défendre les droits de votre enfant. Il peut être nécessaire de plaider sa cause et vous pouvez le faire. Il existe des recours en cas de refus ou de lenteur à voir vos droits respectés.

Ces démarches me sont familières. Je connais les règles, les étapes à respecter, je sais à qui il faut s’adresser.

Dites-moi comment je peux vous accompagner !

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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*Terme utilisé par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) pour désigner les accommodations pédagogiques dont peut bénéficier l’élève qui a un trouble d’apprentissage.

Accepter ou non les mesures d’appui ?

On est quelquefois frileux quand il s’agit d’accorder à un enfant des mesures d’appui et ce, même lorsque le diagnostic est clair et que les recommandations le sont également.

Alors, il se peut que vous soyez confrontés à certaines remarques venant de personnes, par ailleurs bien intentionnées…

On vous fera des remarques comme :

  • votre enfant se sentira à part des autres
  • c’est une béquille, il s’y fiera et il n’apprendra pas à faire des efforts, on lui nuit au lieu de l’aider
  • ce n’est pas juste pour les autres, votre enfant a droit plus de temps pour ses examens, à un correcteur orthographique, alors que les autres n’en ont pas

Voici de quoi y répondre :

Le trouble d’apprentissage quel qu’il soit, dyslexie, dysorthographie, dyscalculie ou autres est un handicap invisible.

Vous viendrait-il à l’esprit de vous opposer à ce qu’un élève…

  • ayant des problèmes de vue porte des lunettes ?
  • ayant des troubles d’audition aie un appareil auditif ?
  • dont la mobilité est réduite puisse se déplacer en fauteuil roulant ?

Ainsi, il est tout naturel d’accepter le droit de l’élève qui a un trouble d’apprentissage de recevoir les mesures d’aide qui lui permettront de pallier son handicap.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Ce que j’aime dire aux parents d’un enfant dyslexique

Faut pas croire tout ce qu’on dit !

Les idées reçues, tout comme les préjugés, ont la fâcheuse habitude de prendre racine très rapidement et de manière durable. D’où l’importance de demeurer critique face aux croyances et opinions, qui peuvent varier grandement d’un enseignant ou d’un professionnel à l’autre.

D’autant plus que vous vous basez sur ces avis pour vous guider dans les décisions concernant votre fils ou votre fille dyslexique. Les enjeux peuvent devenir très lourds et les conséquences, à court et à long terme, désastreuses. Pour aider vos enfants, vous devez réussir à trouver vos propres repères et garder la tête froide – ce n’est pas toujours facile.

Voici ce que j’aimerais dire à tous les parents qui ont un enfant dyslexique et qui vivent de nombreux questionnements.

Allez vers ce qui fait du sens pour vous!

Et surtout, n’hésitez pas à

  • Questionner
  • Confronter

Rien ne vous oblige à endosser une idée si elle ne vous correspond pas. Je peux vous aider à déterminer de manière indépendante l’approche la mieux adaptée à votre enfant.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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10 idées reçues sur la dyslexie

Avez-vous déjà été confronté à l’une de ces dix idées reçues sur la dyslexie?

  1. La dyslexie n’existe pas
  2. La dyslexie est très rare (moins de 3% de la population)
  3. La dyslexie ne peut pas être diagnostiquée
  4. Elle ne peut pas être diagnostiquée avant l’âge de 8 à 11 ans
  5. Si un enfant n’arrive pas à lire avant l’âge de 12 ans, il est trop tard pour lui, car passé cet âge, il est impossible d’apprendre à lire et à écrire
  6. La méthode de lecture est responsable de la dyslexie
  7. Tous les enfants qui inversent les « b-d-p-q » sont dyslexiques
  8. L’intelligence et l’habileté à lire, à écrire sont reliées
  9. Les enfants doués ne peuvent pas avoir de problèmes d’apprentissage
  10. Le temps est le meilleur remède

Nous les orthopédagogues existons justement pour tester ces idées reçues et aider les parents à trouver l’approche qui convient parfaitement à leur enfant.

Lisez aussi cet article pour vous aider à faire face aux idées reçues.

 

Par Denise Beauchemin, orthopéddagogue

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Dyslexie et dysorthographie : quand faut-il intervenir?

Dyslexie et dysorthographie : quand faut-il intervenir? Voici les idées reçues et les idées émergentes pour vous aider à obtenir l’aide nécessaire rapidement. Lire aussi cet article pour plus de conseils.

Les mythes :

  • Le diagnostic de dyslexie et de dysorthographie ne peut pas être posé avant la 3e année.
  • L’élève doit avoir un retard de 2 ans dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture avant de pouvoir conclure à un diagnostic de dyslexie et de dysorthographie.

La réalité :

  • Au contraire, il est primordial d’intervenir tôt. Les chercheurs sont nombreux à affirmer que la dyslexie et la dysorthographie peuvent être identifiées dès la maternelle. Si vous réagissez quand l’enfant est encore jeune, que vous veillez à ce qu’un dépistage précoce soit fait, alors vous lui donnez la chance de recevoir l’aide et le soutien approprié à ses besoins. Il sera davantage en mesure de surmonter ses difficultés.
  • Par ailleurs, si vous attendez que votre enfant ait accumulé 2 ans de retard avant d’agir, il est facile d’imaginer les conséquences, les dégâts que cela risque de causer ! Votre enfant avait très hâte de commencer l’école, d’apprendre à lire. Ce même enfant, après 2 ans d’échecs, de frustrations, ceci malgré les efforts qu’il fournit, ne veut plus se lever le matin, il en est venu à détester l’école. l n’aime pas lire et écrire est pour lui une corvée. Vous essayez de l’aider, mais la situation se détériore, faire les devoirs à la maison est devenu un cauchemar qui se termine plus souvent qu’autrement dans les larmes et les cris. Vous ne savez plus quoi faire.

 Voici d’autres lectures intéressantes à ce sujet :

Ce qu’en disent les chercheurs américains

Nous pouvons prendre connaissance sur le site de Yale Center for Dyslexia & Creativity des nouvelles découvertes qui prônent une identification précoce de la dyslexie et selon lesquelles, attendre la 3e année est trop tard.

Voici une traduction libre d’un passage intéressant :

« Les élèves à risque de présenter des problèmes de dyslexie doivent être identifiés tôt. Gardez en mémoire que même si le dépistage précoce n’est pas fait à l’école, la dyslexie est tout de même là avec ses conséquences sur les capacités de l’enfant à apprendre à lire et le retard induit par rapport aux autres enfants, même en 1ère année, retard qui ne fera que s’accentuer avec le temps. Agissez et agissez rapidement – n’attendez pas. La dyslexie, elle, n’attendra pas, de la même manière que les parents et les éducateurs ne doivent pas attendre.  Le dépistage précoce et l’apprentissage de la lecture de votre enfant dyslexique dépend de vous.

Selon un rapport de l’Université California-Davis et la Yale School of Medecine, il est même essentiel de procéder à un dépistage précoce et de fournir l’aide appropriée au début de la scolarité. Il n’est plus acceptable d’attendre qu’un enfant soit en 3e année ou plus tard pour évaluer ou pour s’occuper de sa dyslexie.

L’auteure Sally Shaywitz indique dans ce rapport que la capacité à lire se déploie en grande partie durant les premières années de la scolarité, et que cela suggère un dépistage et une prise en charge plus hâtive de la dyslexie, avant la première année s’il le faut.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Demander un suivi hâtif de la dyslexie

Vous soupçonnez que votre enfant a du mal à progresser en lecture? Vous faites bien de consulter tôt. Il peut cependant arriver que lorsque vous en parlez à l’école, on ait tendance à vouloir vous rassurer : « Ne vous en faites pas, ça va passer. » « Il n’est pas assez mature. » ou encore : « Il devrait faire plus d’efforts. »

Tout au long de ce processus pour aider votre enfant, n’oubliez surtout pas que vous êtes ceux qui le connaissez le mieux. Souvent vous savez, depuis un moment, que quelque chose de différent se passe, même si vous ne pouvez pas mettre des mots sur ces sentiments. Alors, faites-vous confiance !

La recherche démontre aujourd’hui qu’il vaut mieux agir tôt. N’hésitez pas à entreprendre des démarches, tout d’abord au niveau de l’école.

Comment faire ?

J’ai souvent eu l’occasion d’accompagner d’autres parents dans leurs réflexions et les prises de décisions concernant leur enfant à des moments cruciaux de leur parcours scolaire. Je vous propose de le faire avec vous.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Troubles d’apprentissage ? Que se passera-t-il ?

Votre enfant a été évalué et on lui a diagnostiqué un trouble d’apprentissage en lecture, en écriture ou en mathématiques.

Un rapport écrit vous est remis avec un diagnostic clair et précis et des recommandations détaillées.

Par la suite, un plan d’intervention doit être fait par l’école. Dans ce document, on doit y retrouver le diagnostic ainsi que toutes les recommandations y compris les mesures d’appui* telles qu’inscrits au rapport d’évaluation.

Les mesures d’appui vont permettre à l’élève qui a un trouble d’apprentissage de poursuivre avec succès sa scolarité. En d’autres mots, on lui offre la possibilité d’avoir accès aux mêmes chances de réussites que tous les autres élèves.

Pour y arriver, on met en place des mesures d’appui comme :

  • Prolongation de la durée des travaux et des examens
  • Retrait dans un local isolé pour les examens
  • Accès à un ordinateur portable muni d’un correcteur orthographique ainsi que d’un prédicteur de mots pour les travaux et les examens
  • Droit de référence à des notes et documents de référence, tableaux, schémas en grammaire et en mathématiques pour les examens

*Terme utilisé par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) pour désigner les accommodations pédagogiques dont peut bénéficier l’élève qui a un trouble d’apprentissage

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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