La dyslexie : principales manifestations en lecture

Les manifestations de la dyslexie sont spécifiques en ce sens qu’elles sont particulières, bien identifiables et persistantes.

Dès le début de l’apprentissage de la lecture, on peut reconnaître certaines difficultés typiques :

  • Difficulté dans la reconnaissance des lettres
  • Difficulté à associer une lettre au son correspondant
  • Difficulté à intégrer le sens gauche-droite de la lecture

 Autres manifestations propres à la dyslexie 

  1. Inversions de lettres de formes voisines (u/n ; m/n ; p/q ; b/d ; t/f)
    ex. « bain » devient « dain »
  2. Confusions de sons proches phonétiquement (f/v ; ch/j ; s/z ; g/k)
    ex.: « fil » devient « vil »; « garage » devient « karage »
  3. Difficulté à respecter l’ordre des lettres dans les mots (séquence)
    ex.: « garde » devient « grade »
  4. Omissions de lettres : « lièvre » devient « livre »
  5. Ajouts de lettres : « peine » devient « pleine »
  6. Substitutions de mots : soit en devinant à partir des premières lettres du mot: « il rentre dans le bois » devient « il rentre dans la boîte » soit en se fiant au sens de la phrase « il est petit comme un pouce » devient « il est petit comme une puce»
  7. Difficulté avec la césure des mots :
    « animal » est lu « an/i/mal »

Mise en garde :

  • Votre enfant a des difficultés en lecture, vous vous en préoccupez et vous avez certainement raison. Mais il faut éviter de tirer des conclusions trop hâtives.
  • C’est la persistance des manifestations énumérées auparavant qui pourraient éventuellement orienter des démarches vers une évaluation.



En tant que parents, observez votre enfant en tentant de « garder une certaine distance ».

Être attentif, ouvert et informé est l’attitude à rechercher. 

Et puis… lorsque, malgré l’aide et le soutien que vous apportez à votre enfant, la difficulté persiste et vous préoccupe toujours, venez vérifier. Nous pourrons valider ensemble vos impressions et vos observations.

Denise Beauchemin, orthopédagogue

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10 idées reçues sur la dyslexie

Avez-vous déjà été confronté à l’une de ces dix idées reçues sur la dyslexie?

  1. La dyslexie n’existe pas
  2. La dyslexie est très rare (moins de 3% de la population)
  3. La dyslexie ne peut pas être diagnostiquée
  4. Elle ne peut pas être diagnostiquée avant l’âge de 8 à 11 ans
  5. Si un enfant n’arrive pas à lire avant l’âge de 12 ans, il est trop tard pour lui, car passé cet âge, il est impossible d’apprendre à lire et à écrire
  6. La méthode de lecture est responsable de la dyslexie
  7. Tous les enfants qui inversent les « b-d-p-q » sont dyslexiques
  8. L’intelligence et l’habileté à lire, à écrire sont reliées
  9. Les enfants doués ne peuvent pas avoir de problèmes d’apprentissage
  10. Le temps est le meilleur remède

Nous les orthopédagogues existons justement pour tester ces idées reçues et aider les parents à trouver l’approche qui convient parfaitement à leur enfant.

Lisez aussi cet article pour vous aider à faire face aux idées reçues.

 

Par Denise Beauchemin, orthopéddagogue

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Demander un suivi hâtif de la dyslexie

Vous soupçonnez que votre enfant a du mal à progresser en lecture? Vous faites bien de consulter tôt. Il peut cependant arriver que lorsque vous en parlez à l’école, on ait tendance à vouloir vous rassurer : « Ne vous en faites pas, ça va passer. » « Il n’est pas assez mature. » ou encore : « Il devrait faire plus d’efforts. »

Tout au long de ce processus pour aider votre enfant, n’oubliez surtout pas que vous êtes ceux qui le connaissez le mieux. Souvent vous savez, depuis un moment, que quelque chose de différent se passe, même si vous ne pouvez pas mettre des mots sur ces sentiments. Alors, faites-vous confiance !

La recherche démontre aujourd’hui qu’il vaut mieux agir tôt. N’hésitez pas à entreprendre des démarches, tout d’abord au niveau de l’école.

Comment faire ?

J’ai souvent eu l’occasion d’accompagner d’autres parents dans leurs réflexions et les prises de décisions concernant leur enfant à des moments cruciaux de leur parcours scolaire. Je vous propose de le faire avec vous.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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Apprendre à lire : source de plaisir ou de tourment

Quand votre enfant a commencé l’école, il était heureux : il allait rejoindre les grands ! Il allait, surtout, apprendre à lire ! Il pourrait lire des histoires, tout seul !

Vous ne vous faisiez pas de souci puisque tout s’était toujours bien passé pour lui, il a parlé tôt, il a marché tôt. Il se démarquait même souvent des autres enfants de son âge par sa vivacité, sa curiosité et sa débrouillardise.

Puis l’école démarre. Et lentement vous réalisez qu’il a du mal à retenir le son et le nom des lettres. Alors lorsqu’il doit lire des syllabes et des mots, c’est vraiment dur.

Vous parlez de vos inquiétudes avec l’école, vous consultez des spécialistes. Tout le monde vous dit d’attendre, que souvent les débuts peuvent être plus lents, mais que ça s’arrange avec le temps. Vous cessez de vous en faire, pour un moment…

Mais quand vous l’aidez dans ses devoirs, vous vous rendez bien compte que, malgré les efforts qu’il fait et l’aide que vous lui apportez, il a toujours beaucoup de mal à lire.

Le temps passe, il est maintenant en 3e année et les difficultés en lecture s’accentuent. Lire est devenu une corvée pour votre enfant… et vous ! Il bute de plus en plus sur les mots, il escamote des syllabes, les inverse, il devine souvent plus qu’il lit. En plus, on lui demande de répondre à des questions, de comprendre le sens de mots et de phrases qu’il n’arrive pas à décoder !

Votre enfant se met à détester la lecture. En fait, il n’aime pas ça parce que c’est trop difficile pour lui. Puis, autre chose vous préoccupe, vous l’entendez de plus en plus souvent dire qu’il est nul, qu’il ne vaut rien.

Alors vous décidez de prendre les choses en main. Vous consultez à nouveau un spécialiste. Le diagnostic de dyslexie tombe, c’est un choc ! Vous vous sentez démuni. Mais n’oubliez pas qu’il y a un revers à cela.

Quand vous connaissez la nature du problème, vous pouvez agir, vous mettre en mode solution.

La dyslexie est une difficulté importante, d’origine neurologique qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère.

Mais croyez-moi, avec une rééducation menée par un professionnel d’expérience, qui sait munir votre enfant de stratégies compensatoires et adaptées à son style d’apprentissage, il pourra poursuivre avec succès sa scolarité. C’est ce qui fera toute la différence entre l’échec ou la réussite.

Par Denise Beauchemin, orthopédagogue

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